Une semaine après que Stellantis a dévoilé la cessation de ses activités d’assemblage à Poissy (Yvelines) prévue pour 2028, accompagnée d’une transformation du site vers de nouveaux domaines industriels, les employés du secteur automobile ainsi que ceux des zones économiques dépendantes se sont fortement mobilisés, jeudi 23 avril, à l’initiative de trois syndicats : la CGT, SUD et l’UNSA.
Ce sont plus de 300 manifestants qui se sont retrouvés en matinée sur le parvis de l’hôtel de ville, avant de marcher jusqu’aux portes de l’usine, à proximité du tout récent grEEn-campus, qui fait office de nouveau siège social de Stellantis France. Aux côtés des salariés et sous-traitants du groupe, des soutiens venus d’autres sites, tels que ceux de Stellantis à Caen et de Renault à Flins (Yvelines), étaient présents, tout comme des représentants du secteur ferroviaire et des professionnels du médico-social.
« La suppression d’un poste industriel entraîne la disparition de trois autres emplois dans la région », souligne Matthieu Bolle-Reddat, secrétaire général de la CGT des Yvelines. Malgré tout, il admet que la mobilisation s’avère compliquée. Dans le secteur automobile, la préoccupation principale des salariés concerne surtout la négociation de conditions de départ acceptables. « À ce stade, nous avons très peu d’informations, si ce n’est qu’un plan de départs volontaires devrait être lancé en octobre », précise Jean-Pierre Mercier, représentant SUD.
Il vous reste 76.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
