Emirates recevra le montant d’un billet d’avion en monnaie traditionnelle, la conversion automatique étant assurée par la bourse américaine Crypto.com.
Emirates est à la recherche d’une nouvelle clientèle. La compagnie aérienne de Dubaï accepte désormais les paiements en cryptomonnaies. Au moment du paiement, les clients seront dirigés vers la plateforme Crypto.com pour effectuer une transaction, nécessitant donc d’être client. Emirates recevra le montant en monnaie traditionnelle, la conversion automatique étant assurée par la bourse crypto.
« Cette initiative reflète l’évolution rapide des préférences d’une génération plus jeune, à l’aise avec les outils numériques, qui gère son argent et planifie ses voyages principalement depuis son téléphone et attend des compagnies aériennes qu’elles s’adaptent à cette évolution », a déclaré Adnan Kazim, vice-président et directeur commercial d’Emirates.
Un accord avait été initialement conclu entre Emirates et Crypto.com en 2025, sans concrétisation à ce stade. Fondée en 2016, Crypto.com revendique 100 millions d’utilisateurs dans le monde. En janvier 2025, Crypto.com a annoncé avoir obtenu l’agrément européen Mica (pour « Market in crypto assets ») auprès du régulateur maltais.
airBaltic et Vueling avant
Emirates n’est pas la première compagnie à proposer les paiements en cryptomonnaies à ses clients. Avant cela, les compagnies airBaltic (dès 2014) et Vueling (dès 2022) ont accepté les paiements en cryptomonnaies en utilisant la bourse crypto BitPay.
Outre ces entités, deux plateformes spécialisées permettent d’acheter des billets d’avion avec des centaines de cryptomonnaies : Alternatives Airlines et Travala. Il est donc par exemple possible de payer un billet d’avion de la compagnie AirFrance, qui ne propose pas à l’heure actuelle ce type de paiement.
Les cryptomonnaies sont de plus en plus utilisées dans les usages quotidiens. Les volumes cumulés de paiements avec les cartes cryptos ont atteint un record de 7,8 milliards de dollars en mai 2026, selon une étude du bulletin financier The Kobeissi Letter.
