Le marché crypto brésilien enregistre entre 6 et 8 milliards de dollars de flux par mois, les stablecoins représentant environ 90% du volume.
Depuis 2017, les Brésiliens utilisent de manière récurrente les cryptomonnaies pour leurs transactions du quotidien, notamment les stablecoins adossés au dollar. « Les flux transfrontaliers de cryptomonnaies ont augmenté de manière constante, croissant plus rapidement que les flux de capitaux traditionnels », souligne le FMI dans un rapport.
Selon l’institution, « des facteurs domestiques », dont le taux de change, les taux d’intérêt, ou encore l’incertitude politique se sont révélés « pertinents » pour comprendre l’attrait des Brésiliens à l’égard des stablecoins. Selon la société Chainalysis, le Brésil est le 5e pays avec le plus fort taux d’adoption des cryptomonnaies dans le monde en 2025 (voir notre article à ce sujet). Le marché crypto brésilien enregistre entre 6 et 8 milliards de dollars de flux par mois, les stablecoins représentant environ 90% du volume.
Pour rappel, un stablecoin (ou cryptomonnaie stable) est une cryptomonnaie adossée à une monnaie fiduciaire comme l’euro ou le dollar. Le stablecoin permet de transférer de l’argent (de petits comme de gros montants) à n’importe quel moment, coûte moins cher car il n’y a pas de nombreux intermédiaires pour valider la transaction et les transferts se font de manière traçable sur des blockchains.
« Surveillance étroite »
L’institution tient cependant à mettre en garde sur certains risques financiers liés à l’émergence des stablecoins.
« Bien que les risques systémiques pour la stabilité financière liés aux cryptomonnaies semblent actuellement contenus, la croissance rapide des flux cryptos, y compris les stablecoins comme un de ses composants, justifie une surveillance étroite ».
Il y a deux mois, la banque centrale brésilienne a approuvé une réglementation visant à « harmoniser » le système brésilien « avec les normes internationales de prévention de la criminalité financière ». Elle a indiqué qu’à partir du 1er octobre, les transferts transfrontaliers se feront uniquement en monnaie traditionnelle, l’usage des cryptomonnaies étant « interdit ».
