Puig et Estée Lauder mettent un terme aux négociations en vue d’une éventuelle fusion

par ludovic


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EFE

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21 mai 2026

Puig, le géant espagnol des secteurs du parfum, de la mode et des cosmétiques, a fait savoir jeudi auprès de la Commission nationale du marché des valeurs mobilières espagnole (CNMV) que les négociations initiées avec le groupe américain Estée Lauder en vue d’une éventuelle fusion se sont conclues sans accord.

Puig et Estée Lauder mettent fin à leurs discussions

Puig affirme pour sa part « rester concentrée sur la mise en œuvre de sa stratégie ainsi que sur le maintien d’une croissance rentable pour l’ensemble de ses marques », selon le communiqué de l’entreprise.

Le 23 mars, les deux groupes avaient révélé être en pourparlers pour un rapprochement de leurs activités, une opération qui aurait permis la création du troisième acteur mondial des cosmétiques, valorisé près de 35 milliards d’euros.

Le groupe précise que cette décision « n’affecte en rien la feuille de route stratégique de Puig », qui a enregistré l’an dernier un chiffre d’affaires record de 5,042 milliards d’euros et un bénéfice net de 594 millions d’euros, soit une progression de 11,8 % par rapport à l’année précédente.

Une dynamique de croissance

L’entreprise, qui détient notamment Jean Paul Gaultier, Rabanne, Dries Van Noten, Nina Ricci et Carolina Herrera, rappelle qu’au moment de confirmer les discussions avec Estée Lauder, elle avait déjà souligné « qu’aucune garantie n’existait quant à la réalisation ou aux conditions de l’opération ».

« Nous avons apprécié les échanges constructifs menés avec The Estée Lauder Companies », a commenté le directeur général, José Manuel Albesa, mettant en avant que Puig « bénéficie d’une trajectoire de croissance solide, supérieure à celle du secteur de la beauté premium ».

La société dispose d’« une structure financière robuste » qui lui offre « la flexibilité nécessaire pour étudier de nombreuses options stratégiques en phase avec nos priorités à long terme », a ajouté le dirigeant, qui a succédé en mars à Marc Puig au poste de directeur général (CEO), Marc Puig restant président exécutif.

« Nous continuerons d’adopter une stratégie d’acquisitions très ciblée et axée sur la création de valeur, afin de renforcer progressivement notre portefeuille », a indiqué le directeur général.

Il a enfin renouvelé sa confiance dans la « solidité » de Puig en tant que société indépendante, soulignant sa capacité à « générer de la valeur sur le long terme ».

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