Piratage du fisc : Lecornu veut une « nouvelle unité » pour lutter contre les cyberattaques

par ludovic



Après avoir présenté ses excuses au sujet du piratage du fisc, l’exécutif français dit maintenant vouloir se montrer plus réactif en matière de cybersécurité. C’est en tout cas le sens des mots du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a demandé mercredi 19 août à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) de constituer une « nouvelle unité cyber » pour apporter une « réponse opérationnelle plus réactive » aux cyberattaques qui visent la France.

« Il y a urgence à concevoir et conduire sans délai une réponse opérationnelle plus réactive et plus forte aux cyberattaques que l’État rencontre actuellement. Il faut reprendre l’initiative sur le terrain », écrit le Premier ministre dans un courrier adressé au secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, dont les services chapeautent l’Anssi.

À lire aussiPiratage du Fisc : les victimes commencent à être contactées, un audit demandé

« Je vous demande de constituer une équipe de contact composée d’agents de l’Anssi et chargée d’intervenir en première ligne en cas de suspicion d’atteinte grave à l’intégrité du système d’information de l’État », appuie Sébastien Lecornu dans ce courrier dont l’AFP a obtenu copie.

Le chef du gouvernement demande également au secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale qu’une « proposition d’organisation et de règle d’engagement de cette nouvelle unité » lui soit présentée d’ici vendredi.

« Peu de ministères sont au niveau requis » en matière de cybersécurité

Le Premier ministre reconnaît et déplore qu’en termes de cybersécurité, « peu de ministères sont au niveau requis » en France. « Ce n’est pas acceptable », ajoute-t-il.

Lundi, le Premier ministre avait déjà demandé à l’Anssi de réaliser un « audit approfondi » sur le vol de données ayant affecté la Direction générale des finances publiques (DGFiP).

À lire aussiAprès le piratage du fisc, le parquet de Paris ouvre une enquête

La DGFiP a confirmé le 14 août deux intrusions, survenues fin juin et fin juillet, ainsi que le vol de données concernant au moins 678 000 particuliers et professionnels et environ 200 000 comptes présents dans ses fichiers cadastraux.

Parmi les informations fiscales des particuliers dérobées figurent les noms et prénoms, le revenu fiscal de référence, le quotient familial ou encore le taux de prélèvement à la source.

La France figure parmi les pays les plus ciblés par des cyberattaques, en raison de l’attractivité de ses données mais aussi de certaines faiblesses de ses défenses.

Avec AFP



Source link

Vous pouvez aussi aimer

Laisser un commentaire