« Vous rappelez-vous de la mention faite au Monde, dans la série A la Maison Blanche ? » Cela ne me revient pas immédiatement, mais Adam Scott se charge de nous rafraîchir la mémoire. Dans une scène, la Première Dame interroge le conseiller Oliver Babish (incarné par Oliver Platt) sur ses lectures de presse, et celui-ci répond : « Je lis Le Monde. » La réplique, servie avec un accent français charmant, évoque un autre temps. Par ailleurs, Scott confie que s’il n’avait pas choisi la voie du cinéma, il se serait volontiers orienté vers le journalisme politique, « mais certainement pas sous l’administration actuelle… »
Vêtu d’une veste blanche, arborant une cravate noire et une coiffure parfaitement soignée, Adam Scott paraît bien plus jeune que ses 53 ans et affiche une allure studieuse. Pourtant, c’est en jouant les amuseurs qu’il s’est fait remarquer. Le Monde l’a rencontré à Canneseries, le dimanche 26 avril, à quelques heures de sa master class et de la remise du Canal+ Icon Award du festival. Ce statut d’« icône », pour un comédien longtemps actif mais dont la célébrité est relativement récente, lui semble difficile à endosser. « J’espère que cela ne signifie pas simplement que je prends de l’âge… C’est étrange, car dans ma tête, je reste un acteur en quête de rôles. J’ai toujours la sensation d’avoir 20 ans et de devoir me battre pour être accepté. »
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