Ils ont 22 ans et prennent Un grand raccourci : la folle histoire de deux très jeunes réalisateurs

par ludovic


CRITIQUE – Clément Devilliers et Armand Foëx livrent un premier long-métrage focalisé sur la ruralité. Ils sont la preuve qu’avec de la volonté et de l’énergie, faire du cinéma est possible. Même si leur film n’a pas la force de Vingt dieux, succès surprise de 2024.

Les jeunes à la campagne, nouveau filon du cinéma ? C’est en tout cas le thème d’Un grand raccourci qui met en scène deux garçons et deux filles tout juste adultes en quête d’un avenir moins contraint et plus épanoui que le quotidien de leurs parents. Un premier long-métrage qui rappelle les excellents Vingt Dieux, Chien de la casse ou La Pampa  dans la description d’un monde rural où l’ennui gagne facilement ceux dont l’horizon s’arrête à la pancarte du village. Il fait aussi penser à Un été à la ferme et à Gabin, documentaires qui passent habilement au scanner la question de la transmission chez les agriculteurs.

Ici, pas de ferme, mais un restaurant familial de moins en moins fréquenté au centre de la Bretagne, loin des couchers de soleil qui subliment les côtes d’une région réputée pour sa beauté sauvage. Clément Devilliers et Armand Foëx, le duo de réalisateurs, avaient envie de ce lieu où ils passent leurs étés depuis toujours. Amis depuis le collège à Nantes, ces deux-là débordent…

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