CRITIQUE – Le premier volet des deux films consacrés à la tentative du général de Gaulle d’organiser la France libre ne manque pas de souffle. Au prix cependant d’une simplification de l’histoire.
Avec 60 millions d’euros de budget et six ans de préparation, le diptyque La Bataille de Gaulle s’est doté des moyens de son ambition : retracer les quatre années décisives au cours desquelles Charles de Gaulle s’efforça de fédérer autour de lui, depuis Londres et l’empire colonial français en Afrique, la résistance contre l’occupant allemand en France. Révélé au cinéma en 2019 par le haletant film de sous-marin Le Chant du loup, Antonin Baudry a adapté librement l’ouvrage de l’historien britannique Julian Jackson, De Gaulle : une certaine idée de la France.
L’Âge de fer, premier de ces deux volets, qui couvre la période 1940-1942, adopte d’emblée une double narration : l’une suit le général de Gaulle à Londres et en Afrique, l’autre l’itinéraire d’un jeune étudiant parisien, Fernand, âgé de 20 ans, qui brûle de s’engager aux côtés de l’homme du 18-Juin, dont il a entendu à la radio l’appel à poursuivre la lutte malgré l’armistice signé le 22 juin entre le gouvernement français…
