ENTRETIEN – Après Borgo et L’Inconnu de la Grande Arche, Stéphane Demoustier signe un film sensoriel, entre portrait d’adolescent et suspense. Un changement de registre très réussi.
En plein été caniculaire, La Chaleur tombe à pic. Le nouveau film de Stéphane Demoustier met en scène une France amorphe, entre torpeur et stupeur. Le dérèglement n’est pas que climatique. Il est aussi psychologique. Marouane, 17 ans, en vacances avec sa famille dans un camping des Landes, a enseveli le corps d’Oscar, mort en chutant accidentellement après une dispute. Tempête sous un crâne. En adaptant le roman de Victor Jestin, Prix Femina des lycéens 2019, Demoustier signe un « thriller en tongs » – en claquettes chaussettes, plutôt. Et le portrait sensible d’une jeunesse vulnérable et inquiète.
LE FIGARO. – Quand avez-vous songé à transposer à l’écran du roman de Victor Jestin ?
STÉPHANE DEMOUSTIER. – Au moment de sa publication, en 2019. Victor Jestin me l’a envoyé par la poste parce qu’il avait aimé Terre battue, mon premier film, avec Olivier Gourmet et Valeria Bruni Tedeschi. Ce premier roman d’un auteur de 24 ans, très cinéphile, m’a tout de suite séduit. Les discussions…
