Tom Fontenille, réalisateur : « Si Bolloré prend tout, un certain pan du cinéma indépendant n’existera plus »

par ludovic


Il a signé l’un des films les plus remarqués du Festival de Cannes cette année. Cœur secret, présenté dans la sélection de l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID), explore au travers d’un documentaire l’histoire d’une famille fracturée, où le cinéma devient un agent essentiel pour réparer les liens endommagés et favoriser l’émancipation individuelle. À travers sa caméra, Tom Fontenille a renoué le dialogue avec son père, qui, au fil du processus cinématographique, s’est affirmée comme Lilou, une femme libre et épanouie.

Le jeune cinéaste, à l’origine de la tribune anti-Bolloré, met en avant l’urgence de renouveler les récits collectifs et s’alarme face à la remise en question profonde du modèle de financement culturel, une évolution qui menace principalement les plus vulnérables.

Comment votre démarche de filmer votre famille, au cœur de vos deux derniers documentaires, a-t-elle débuté ?

Ces films documentaires sont nés d’un besoin presque organique. Avec ma sœur, nous plaisantons parfois sur le fait que notre famille recèle des histoires étonnantes à raconter, tout en relativisant leur portée. Dans Cœur secret, par exemple, il se produit des événements forts, comme la transition de mon père, mais l’essence du film ne se limite pas à ce bouleversement.

Il vous reste 80.22% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link

Vous pouvez aussi aimer

Laisser un commentaire