Au Porge, près de 180 maisons ont été détruites par le mégafeu en Gironde. – © Christophe Archambault / AFP
Les flammes ont fait remonter le passé en Gironde. Au Porge, village le plus touché par la destruction de maisons, quatre obus de 30 centimètres de long rouillés et recouverts de terre gisaient au sol dès lundi matin selon un reporter de l’AFP.
400 obus et munitions récupérés au Porge
Des opérations de déminage ont eu lieu ce mardi 4 août, et la préfète, Sophie Brocas, s’est rendue dans le quartier Plein Soleil de la commune.
Sur une clôture, un éclat d’obus a creusé un trou noirci de la taille d’une balle de tennis. Un petit véhicule 4×4 de reconnaissance parcourait lundi matin cette surface calcinée de cinq hectares.
Selon la préfecture, 400 obus et munitions de la Seconde Guerre mondiale ont été récupérés au total.
#SécuritéCivile | Sophie BROCAS, préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, préfète de la Gironde, s’est rendue ce jour au quartier Plein Soleil, au Porge, où avait lieu l’opération de déminage engagée après la découverte de plusieurs obus et munitions lors de l’incendie de Saumos.… pic.twitter.com/XAbWHlnS6T
— Préfète de la Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde (@PrefAquitaine33) August 3, 2026
Les habitants des lotissements Plein Soleil et Le Ferron, bouclés le temps du déminage, ont pu rejoindre leur domicile lundi soir, plusieurs heures après le retour chez eux des habitants des autres quartiers, a précisé la même source.
« Tout un secteur a été protégé parce que nous avons encore des obus de la Seconde guerre mondiale qui sont enterrés (…) Ces zones sont fermées, elles sont protégées », avait prévenu dimanche Martial Zaninetti, maire du Porge, sur Facebook. L’élu ignorait lui-même la présence de ces munitions.
« Danger de mort absolu, présence d’obus », pouvait-on lire sur des pancartes aux abords du périmètre.
Si pendant l’incendie, des déflagrations ont bien retenti, elles ont d’abord été confondues avec l’explosion de bonbonnes de gaz. Selon le commandant Thomas Mimiague, du Sdis 33, elles pourraient bien avoir été déclenchées par les obus.
« Avec le temps qui passe, les obus deviennent plus sensibles »
« La priorité est le retour des habitants, donc il s’agit d’abord de ramasser les obus en surface. On verra les obus sous terre plus tard », avait expliqué hier matin, le 3 août, le commandant Philippe, chef du centre de déminage de Bordeaux, qui ne souhaite pas donner son nom.
« Avec le temps qui passe, les obus deviennent plus sensibles, et avec la chaleur aussi », avait-t-il précisé.
Les obus récupérés seront stockés pour être ensuite détruits sur un terrain militaire. Il s’agit essentiellement d’obus de mortiers d’origine allemande et française. S’ajoutent également quelques obus à tête explosive pour chars.
« Il ne s’agit pas d’un lieu de stockage officiel, on ne sait pas trop pourquoi ils sont là, on pense qu’ils ont été un peu abandonnés », a ajouté le commandant Thomas Mimiague.
