Un e-mail de menaces évoquant le meurtre de ses propres parents et la destruction d’une mairie ainsi que d’un centre médical dans l’Essonne a été envoyé par une personne se présentant comme un adolescent de 13 ans, a rapporté ce mercredi une source policière à CNEWS.
Un adolescent au comportement préoccupant est soupçonné d’avoir envisagé un acte terroriste. Selon une source policière de Saint-Michel-sur-Orge interrogée par CNEWS, plusieurs écoles et la mairie de Sainte-Geneviève-des-Bois ont reçu lundi dernier un courriel alarmant. Ce message, contenant des menaces terroristes, aurait été envoyé par un jeune de seulement 13 ans, d’après le nom figurant parmi les expéditeurs.
Qui est réellement derrière ce mail ?
Le texte menaçant mentionnait que les établissements cités seraient « remplis de kouffar », tout comme ses propres parents. Ce mot, provenant de l’arabe, est utilisé dans un cadre religieux islamique pour désigner ceux qui ne croient pas ou rejettent la foi musulmane.
L’adolescent a rapidement été appréhendé par la police. Lors de son audition, il a nié avoir envoyé le mail, malgré la signature à son nom, et a affirmé avoir été victime d’un swatting — une fausse alerte aux autorités lancée dans le but de nuire à quelqu’un en usurpant son identité. Il a aussi déclaré avoir déjà été ciblé par cette pratique plus tôt dans l’année. Le swatting est courant dans l’univers des jeux vidéo, un milieu fréquenté par ce collégien, qui y aurait rencontré de mauvaises influences. Des échanges sur Discord, une plateforme de communication, auraient aussi contribué à ces relations.
Un profil jugé préoccupant
Même si les propos du jeune garçon semblent plausibles, son dossier reste atypique. Cet élève fait l’objet de soupçons de radicalisation. Il a également été convoqué devant un conseil de discipline pour avoir forcé un autre élève à réciter la chahada, la profession de foi musulmane. L’enquête a été confiée à la DCOS (anciennement Police Judiciaire), qui s’est saisie de l’affaire. Pour l’instant, ses appareils électroniques, notamment son téléphone et son ordinateur, sont passés au crible afin de rassembler des preuves supplémentaires.
