En ce dimanche d’accalmie sur le front des incendies, Laurent Nuñez quitte Paris et la place Beauvau pour le Cher, une lourde pile de dossiers bleus à la main. Dans la voiture qui l’emmène sur ses terres natales, le ministre de l’Intérieur se penche sur ses notes. « Il lit tout, regarde tout, s’informe directement, sans que quelqu’un lui fasse une synthèse, s’enthousiasme une de ses collaboratrices. Il a une vue exhaustive de ce qui se passe à l’instant T sur le territoire national. »
À peine vingt-quatre heures pour prendre l’air, et le voilà de retour dans la capitale. Laurent Nuñez peut en témoigner : ministre de l’Intérieur, c’est tout sauf une sinécure. Au cœur du mois d’août, quand ses collègues goûtent quelques jours de repos, il s’affiche presque quotidiennement à la télévision. Sur tous les fronts, il participe à des cellules interministérielles de crise sur les incendies, à une réunion européenne d’urgence à la suite de l’arrivée massive de migrants à Ceuta, en Espagne…
