Il a tenu à être présent. Malgré l’agression dont il a été victime la veille, le maire sans étiquette de Waziers (Nord) a assuré, ce samedi 9 mai, la présidence d’une cérémonie de remise de médaille. Cela, après avoir été hospitalisé et s’être vu prescrire sept jours d’arrêt de travail, comme le rapporte France 2.
« En me présentant devant vous ce matin, même diminué, je tenais avant tout, coûte que coûte, à partager cet instant à vos côtés », déclare Steve Bansch, le maire sans étiquette de cette ville voisine de Douai.
« J’ai immédiatement ressenti une douleur à l’épaule »
La veille, à l’occasion d’un moment convivial organisé en mairie après la commémoration du 8 Mai, Steve Bansch a été pris à partie par un administré, mécontent de ne pas avoir obtenu de logement social. « En moins d’une demi-minute, j’ai reçu une gifle soudaine », relate l’élu, précisant que ses lunettes « ont été projetées ».
« Il m’a attrapé le bras. Simultanément, j’ai perdu l’équilibre. Tout s’est déroulé très vite… Et j’ai tout de suite ressenti quelque chose à l’épaule. J’ai posé ma main dessus et compris qu’elle était déboîtée », déplore le maire, arborant une écharpe au bras et le visage marqué par les coups.
Cet incident interpelle le maire, tout juste élu. « On ressent souvent un climat d’insécurité », estime Steve Bansch. « D’ailleurs, je le répète souvent, je reçois énormément de personnes dans mon bureau. Cela amène à s’interroger : doit-on continuer à fonctionner ainsi ? », s’interroge-t-il, au micro de nos confrères.
Dépôt de plainte
L’agression a profondément choqué les élus locaux. Steve Bansch a reçu de multiples témoignages de soutien. Les habitants de Waziers ont également exprimé leur indignation face à l’événement. « On a appris ce qu’il s’est passé, c’est inacceptable. Personne ne mérite d’être agressé. Qu’il s’agisse d’un maire ou de toute autre personne », déclare un administré.
L’auteur de l’agression a été « appréhendé et immédiatement placé en garde à vue », indiquait la préfecture vendredi. D’après le procureur de Douai, l’agresseur était déjà connu des services judiciaires. De son côté, la mairie a confirmé avoir porté plainte.
