© D. Trossero – Avocat en droit routier, Me François Sartre a déjà publié plusieurs ouvrages de référence sur le sujet.
Deux prévenus – un père et son fils – doivent être jugés prochainement pour des faits de « violences aggravées et menaces de mort » pour avoir agressé, le 2 avril dernier, dans son cabinet de la rue Armény, proche de la préfecture, un avocat marseillais spécialisé en droit routier.
Ce jour-là, Me François Sartre a eu une vive altercation avec les deux individus qui étaient précédemment ses clients.
Selon nos informations, le père voulait que l’avocat lui rembourse des frais d’honoraires, alors que ce dernier avait pourtant plaidé le dossier – une affaire de délit routier, dans laquelle le client avait perdu de nombreux points de son permis de conduire – le concernant.
Les deux prévenus se sont bien présentés à l’audience du tribunal correctionnel de Marseille
L’avocat a voulu les éconduire, quand les deux hommes lui ont sauté dessus et lui ont porté des coups, au niveau du thorax essentiellement.
L’avocat s’est vu délivrer une Incapacité totale de travail (ITT) de cinq jours pour les violences subies. Des ecchymoses ont été relevées sur le corps de la victime lors de l’examen médical.
Les deux hommes avaient été placés sous contrôle judiciaire lors d’une précédente audience. Ils se sont bien présentés, mardi 2 juin, devant le tribunal correctionnel de Marseille, à l’audience des comparutions immédiates.
Avocat agressé à Marseille : des menaces antérieures reçues par téléphone
Selon Me François Sartre, ce n’était d’ailleurs pas la première fois que le client appelait son conseil pour le menacer et exiger de lui qu’il lui rembourse les honoraires acquittés.
Selon nos informations, les deux mis en cause auraient reconnu en partie les faits reprochés ou auraient été contredits dans leurs déclarations par les enregistrements vidéo versés au dossier.
Un renvoi du dossier inhabituel… pour cause de paternité
Chose rare : l’affaire, qui devait être plaidée ce mardi 2 juin, a été renvoyée au 13 octobre, uniquement parce que l’avocat de la défense vient d’être papa et a sollicité le renvoi de la procédure. Le procureur ne s’y est pas opposé. L’avocat de l’avocat victime était Me Clément Drouhard.
Au terme de son délibéré, le tribunal correctionnel de Marseille, présidé par Alexandra Ythier, a indiqué que le contrôle judiciaire des deux hommes était maintenu en l’état jusqu’à la date du procès sur le fond.
Les deux hommes restent soumis à l’obligation de ne pas entrer en contact avec l’avocat, ainsi qu’à l’interdiction de passer dans la rue Armény qui héberge son cabinet.
