Le 25 avril 2025, Aboubakar Cissé, un jeune Malien âgé de 22 ans, a été poignardé à 57 reprises dans la salle de prière de la mosquée Khadidja, à La Grand-Combe (Gard). Olivier Hadzovic, soupçonné d’être l’auteur du crime, a été mis en examen et incarcéré. Un an plus tard, les investigations restent en cours.
Ce meurtre a profondément choqué la France. Le 25 avril 2025, Aboubakar Cissé, jeune Malien de 22 ans, a perdu la vie à La Grand-Combe, dans le département du Gard. Le principal suspect, Olivier Hadzovic, âgé de 20 ans et originaire d’une famille bosnienne, aurait agi dans la salle de prière de la mosquée Khadidja, où l’acte a été capté par une caméra de vidéosurveillance.
La victime a succombé à 57 coups de couteau. Après les faits, Olivier Hadzovic s’est enfui en Italie, où il s’est présenté aux autorités le 27 avril 2025. Lors de son audition, il a déclaré aux enquêteurs avoir « tué la première personne qu’il a croisée », niant toute motivation liée à une haine contre l’islam.
Alors que les avocats représentant la famille d’Aboubakar Cissé souhaitaient voir l’affaire requalifiée en « assassinat terroriste », le suspect, extradé en France, a finalement été poursuivi pour « assassinat à raison de la race ou de la religion » et incarcéré le 9 mai. Il a ensuite été transféré dans une unité psychiatrique spécialisée.
Lors de sa mise en examen, l’accusé n’a pas été en mesure de s’exprimer. Son avocat, Me Adrien Gabeaud, a invoqué des troubles psychiatriques et sollicité une expertise médicale.
L’expertise conclut à l’irresponsabilité pénale du suspect
Dans le cadre des poursuites, Olivier Hadzovic a fait l’objet « d’une expertise psychiatrique qui a conclu à son irresponsabilité, en raison de troubles mentaux ayant aboli sa capacité de discernement au moment des faits », a précisé Cécile Gensac, procureure de la République de Nîmes, dans un communiqué publié en juillet 2025.
D’après Me Adrien Gabeaud, l’expert a diagnostiqué chez son client « une schizophrénie aiguë et ancienne », expliquant qu’il « entend des voix ». Par ailleurs, « une nouvelle expertise, menée cette fois par deux spécialistes, a été ordonnée par le juge d’instruction », a indiqué la magistrate.
Selon le code de procédure pénale, une personne dont le « discernement ou la maîtrise de ses actes » était « aboli » au moment des faits ne peut être tenue pénalement responsable. Toutefois, si son discernement n’était qu’« altéré », elle reste passible de jugement.
Après la tragédie, le corps d’Aboubakar Cissé a été rapatrié dans son pays natal, le Mali, où il a été inhumé.
