Une télévision transportée dans le métro a valu à un jeune Parisien une amende de 150 euros, majorée à 200 euros en raison de son non-règlement immédiat. Les contrôleurs ont considéré que « nul n’est censé ignorer la loi ».
Après la plante, place à la télévision. Un jeune Parisien, âgé de 27 ans, a été verbalisé ce dimanche 28 juin par la RATP en raison du transport d’une télévision dans le métro, révèle Le Parisien.
Dans l’après-midi, après avoir récupéré son écran dans un magasin, lui et un ami entament la route du retour dans le métro 1. Mais arrivés à la station Concorde pour un changement en direction de la ligne 8, les deux comparses sont arrêtés pour un contrôle de titres de transport.
Selon les contrôleurs de la RATP, leur objet est trop volumineux et rentre dans la catégorie des amendes au motif d’un « objet dangereux ou incommodant dans une voiture ».
« J’ai écopé de 150 euros d’amende, qui se sont transformés en 200 euros puisque j’ai refusé de payer sur place. J’ai vite compris qu’il était inutile de discuter », raconte le malheureux voyageur auprès de nos confrères, qui affirme d’ailleurs que la fréquentation dans la rame du métro empruntée était relativement faible.
« Nul n’est censé ignorer la loi »
Obligés de finir le trajet en VTC, les deux amis regrettent la décision des agents de la régie parisienne des transports.
« Nul n’est censé ignorer la loi, m’ont-ils dit. C’est assez cocasse, lorsqu’on sait que les Parisiens sont invités à utiliser les transports en commun… C’est une grande télé, certes, mais pas non plus un écran de cinéma », confie-t-il.
Sur son site internet, la Régie indique que « sont autorisés les paquets, sacs ou bagages que vous pouvez porter seul, dès lors que vous ne gênez pas les autres voyageurs et leurs circulations, même en cas de forte affluence, dans les espaces et véhicules de la RATP ». Les « paquets longs », sans référence de taille, sont d’ailleurs autorisés dans les rames « obligatoirement portés verticalement ». Incongru, donc, pour une télévision.
Cet événement rappelle un autre ayant fait grand bruit il y a plusieurs mois. Une journaliste de BFM Tech (alors Tech&Co, NDLR), avait été verbalisée pour le transport d’une plante jugée trop grande, et par la suite ironiquement appelée Prune par notre consœur, avant d’être remboursée par la RATP.
Beaucoup avaient été surpris par cette mesure jugée drastique, et avaient alors découvert ces infractions méconnues dans le métro parisien.
