À l’occasion du 1er-Mai, une date emblématique pour les salariés et jour férié dans de nombreux pays, des rassemblements sont organisés partout dans le monde. L’augmentation du coût de la vie, conséquence du conflit au Moyen-Orient, figure parmi les préoccupations majeures mises en avant lors de ces mobilisations.
« Les travailleurs refusent d’endosser le fardeau de la guerre lancée par Donald Trump au Moyen-Orient », a dénoncé la Confédération européenne des syndicats, qui fédère 93 organisations syndicales dans 41 pays d’Europe. « Les manifestations d’aujourd’hui démontrent que les salariés ne resteront pas passifs face à la destruction de leurs emplois et de leur niveau de vie. »
À lire aussiLes syndicats défendent le maintien d’un 1er-Mai chômé, boulangers et fleuristes dans le flou
En France, le 1er-Mai, qui doit légalement être chômé pour les salariés, a récemment suscité de vifs débats concernant la possibilité de travailler ce jour, notamment dans les commerces alimentaires, les fleuristes et les établissements culturels.
Selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, invité jeudi soir sur France Info, les 320 manifestations prévues partout sur le territoire devraient rassembler légèrement plus de 100 000 participants.
À Paris, le cortège partira à 14 h de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation, en présence notamment des dirigeantes de la CFDT, Marylise Léon, ainsi que de la CGT et de Sophie Binet.
L’an dernier, la participation aux cortèges avait oscillé entre 157 000 et 300 000 personnes sur l’ensemble de la France, selon les estimations de la police et de la CGT respectivement.
Sources : AFP, Reuters et AP
