Lors de son passage au journal télévisé de 20 heures sur TF1, le dimanche 3 mai, Jean-Luc Mélenchon a officiellement déclaré son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Le leader de La France insoumise (LFI) ambitionne ainsi de briguer pour la quatrième fois la magistrature suprême, après ses candidatures en 2012, 2017 et 2022.
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Ce 3 mai, à Paris, les membres de La France insoumise se sont rassemblés à moins d’un an de la présidentielle, afin de choisir leur représentant pour 2027. Sans surprise, Jean-Luc Mélenchon a été désigné pour porter les couleurs du mouvement lors du prochain scrutin présidentiel. « Oui, je suis candidat », a-t-il confirmé face à la journaliste Anne-Claire Coudray.
Comme lors de la campagne de 2022, sa candidature devra être soutenue par 150 000 parrainages citoyens, une étape qui ne devrait pas poser de difficulté à celui qui a fondé le parti. « Chez nous, tout est clair. Nous avons une équipe, un programme, un unique candidat », a affirmé Jean-Luc Mélenchon, précisant qu’il se considérait « le plus apte » au sein de La France insoumise « pour affronter la situation à venir ».
Il a ajouté : « Je ne veux pas être alarmiste, mais en toute lucidité, nous entrons dans une période extrêmement troublée de l’histoire mondiale. Nous faisons face à la menace d’un conflit généralisé, à un bouleversement climatique majeur. De plus, une crise économique et sociale se profile à l’horizon ».
Mélenchon affirme pouvoir « battre largement » le RN
L’orateur de 74 ans a regretté « les divisions internes entre les partis », responsables selon lui de la « prolifération des candidatures et de la confusion générale ». Concernant la guerre au Moyen-Orient, Jean-Luc Mélenchon a souligné la part de responsabilité des États-Unis et d’Israël, estimant que la France aurait dû former un « front uni » avec l’Espagne pour s’y opposer.
L’ancien sénateur et député s’est dit confiant dans sa capacité à affronter le Rassemblement national, favori des sondages, que la candidature soit portée par Jordan Bardella ou Marine Le Pen : « C’est l’opposant principal car tout le monde pense qu’il va l’emporter. » Néanmoins, Jean-Luc Mélenchon affirme ne pas croire que l’extrême droite accédera au pouvoir en 2027 : « Je doute même qu’ils atteignent le second tour (…) J’estime que nous les battrons largement. »
C’est la quatrième fois que « JLM » brigue la présidence de la République. En 2012, sous la bannière du Parti de gauche, il avait terminé quatrième au premier tour, avec 11,10 % des voix (derrière François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen). En 2017, menant la campagne pour LFI, il s’était à nouveau classé quatrième, cette fois avec 19,58 % des suffrages (devancé par Emmanuel Macron, Marine Le Pen et François Fillon). Enfin, lors de l’élection de 2022, le dirigeant de gauche était arrivé en troisième position au premier tour, récoltant 21,95 % des voix (juste derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen). Il lui avait alors manqué un peu plus de 420 000 voix pour accéder au second tour.
