« Je n’arrive pas à y croire » : la folie dans les rues de Madrid, alors que les joueurs espagnols défileront ce lundi

par ludovic


Il est presque minuit, Madrid s’embrase au coup de sifflet final : l’Espagne vient de remporter sa seconde Coupe du monde et les cris de joie et vuvuzelas retentissent dans le centre, où des milliers de supporters s’étaient rassemblés pour suivre la finale sur un écran géant.

« Je suis euphorique, je n’arrive pas à y croire ! » s’exclame depuis la place Colon Diego González, large sourire aux lèvres, à l’issue du match qui a vu son pays vaincre l’Argentine en prolongation (1-0).

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Autour de lui, des supporters craquent des fumigènes et des klaxons de voiture retentissent dans les rues adjacentes. Diego n’a que 25 ans, mais ce second sacre lui rappelle le premier en 2010 en Afrique du Sud : « on avait gagné l’Euro » en 2008, « puis la Coupe du monde : il y a deux ans, et là on a gagné l’Euro et on vient de gagner le mondial à nouveau ».

Une nuit de « fiesta » à Madrid

Il compte bien continuer la fête en allant boire un verre avec sa sœur, et sait déjà que cette nuit de « fiesta » sera courte, car lundi matin, il tient à aller voir l’arrivée des champions du monde à Madrid. « On doit aussi fêter » le retour de la Roja, le nom de l’équipe nationale, explique-t-il.

Une marée humaine vêtue des couleurs du drapeau espagnol, rouge et jaune, entonne en chœur le tube de Queen « We are the champions » et agite des drapeaux.

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« C’est fou » de le chanter, « car à un moment on n’y croyait plus », raconte Alejandra Silva, 26 ans, maillot sur le dos, au milieu d’une foule euphorique. Pour son amie Ángela Lambea, 30 ans, « on le méritait, on a très bien joué, on a eu le ballon tout le temps, l’Argentine ne l’a presque pas touché, donc on est très émues ».

Toutes les deux pensent continuer à faire la fête pour célébrer la victoire de la Roja « mais on ne sait pas encore » où et comment, « et demain nous travaillons ». Partout dans Madrid, des feux d’artifice éclatent dans le ciel torride de cette nuit d’été.

La joie d’un pilote de ligne… d’Iberia

À bord d’un avion atterrissant à Madrid peu après le sacre de l’Espagne, un pilote de la compagnie espagnole Iberia n’a pu retenir sa joie et a annoncé au micro : « Nous sommes champions du monde, mesdames et messieurs les passagers », avant de diffuser également le tube de Queen.

Entonnant des chants et sautant de joie, les supporters s’exclamaient « Campeones, campeones ! » (« Champions, champions ! ») et « Que viva España ! ( » Vive l’Espagne ! » ).

Ce nouveau titre planétaire résonne particulièrement dans ce pays passionné de football où ce sport fédère ses 50 millions d’habitants, dont une partie de la jeune génération n’avait d’ailleurs pas vécu le premier sacre de la « Selección » en Afrique du Sud.

John Molina, 40 ans, se souvient pourtant très bien de la première étoile de son équipe, « un rêve » à l’époque. Seize ans plus tard, « les gens y croyaient déjà » avant la fin du match, selon lui.

Unai Simon : « Qu’ils en profitent ! »

Et il sait déjà où il va continuer les festivités ; « on va tous à Cibeles », la place où se rassemblent habituellement les supporters du Real Madrid pour célébrer les titres du club.

C’est aussi là que sont attendus les champions du monde dans quelques heures, à l’issue d’un défilé dans les rues de Madrid à bord d’un bus à impériale.

Interrogé après la rencontre, le gardien Unai Simon a confié son plaisir de voir les Espagnols faire la fête. « Mon message, c’est qu’ils en profitent au maximum, a dit le gardien. Nous avons dû attendre seize ans pour revivre quelque chose de comparable à ce qu’avait réalisé la génération de 2010. Qu’ils savourent ce moment et qu’ils prennent conscience de la difficulté qu’il y a à accomplir un tel exploit. Nous avons toujours su qu’ils étaient derrière nous. »

Un défilé ce lundi dans les rues de Madrid

Les champions du monde espagnols défileront lundi après-midi dans le centre-ville de Madrid devant une foule attendue d’un million de personnes, ont annoncé les autorités. Ils doivent atterrir à l’aéroport Madrid-Barajas à 12h50 dans un avion de la compagnie espagnole Iberia, selon l’opérateur aéroportuaire Aena.

Le défilé en bus impérial débutera ensuite près du palais de La Moncloa, la résidence du chef du gouvernement socialiste Pedro Sánchez, jusqu’à la place Cibeles, en plein centre-ville, avait indiqué le préfet de Madrid, Francisco Martin, peu avant la finale, en prévision d’une victoire de la « Roja ».

Sur la place Cibeles, lieu habituel des célébrations des titres de l’Espagne, mais aussi du Real Madrid, une cérémonie sera organisée sur une scène spécialement montée pour l’occasion pour célébrer les joueurs.



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