Le port du casque et d’un équipement rétroréflechissant est désormais obligatoire lors de l’usage d’une trottinette électrique à Paris et dans plusieurs départements.
Une question de sécurité. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, 79 personnes ont perdu la vie en 2025 lors de l’utilisation d’engins de déplacement personnel motorisés. Pour tenter d’y remédier, la préfecture de police de Paris a décidé de rendre obligatoire le port d’un casque et d’un équipement rétroréfléchissant pour tout conducteur de trottinette électrique dans la capitale et la petite couronne.
«Les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), tels que les trottinettes électriques, les gyropodes, les monoroues, les hoverboards, circulent en nombre croissant à Paris et en petite couronne» et «l’augmentation significative du nombre d’accidents corporels implique ces engins, dont une proportion importante entraîne des traumatismes crâniens graves ou mortels», a exposé la préfecture dans un arrêté, en application depuis ce vendredi.
Un projet d’harmonisation
Cette interdiction est ainsi entrée en vigueur le vendredi 7 août à Paris, mais aussi dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.
Le non-respect du port du casque est sanctionné par une amende forfaitaire de 135 euros et de 35 euros pour l’absence de gilet de haute visibilité ou d’un équipement rétroréfléchissant.
La ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne a indiqué vendredi au Figaro avoir demandé à la Sécurité routière de travailler sur un projet d’harmonisation au niveau national du port du casque obligatoire. «Il est hors de question d’attendre 2027 pour agir», a-t-elle déclaré.
D’autres départements ont déjà rendu obligatoire le port du casque et d’un gilet rétroréfléchissant, comme la Seine-et-Marne, les Alpes-Maritimes, le Vaucluse et l’Yonne. Le Nord et la Manche devraient suivre le 1er septembre
