Le gouvernement français hausse le ton sur les prix des carburants en amont du 1er-Mai

par ludovic



À la veille du 1er-Mai, traditionnellement synonyme de mobilisation syndicale, le gouvernement cherche à regagner l’initiative dans un contexte social particulièrement tendu. Entre une inflation qui perdure, l’augmentation continue du prix des carburants alors que le conflit initié par les États-Unis et Israël contre l’Iran ne montre aucun signe d’apaisement, et la préoccupation croissante concernant le pouvoir d’achat, la tension monte. Ce mercredi 29 avril, l’exécutif a multiplié les prises de parole pour tenter de calmer les inquiétudes.

Publié le :


2 min Temps de lecture

L’exécutif s’efforce de trouver un équilibre délicat : faire preuve de fermeté tout en adoptant une posture rassurante et proactive face à la flambée des prix des carburants.

Marqué par la crise des Gilets jaunes, le chef de l’État Emmanuel Macron a adressé une consigne claire en Conseil des ministres, transmise par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon : « Dans un contexte géopolitique qualifié d’extrêmement incertain, il a demandé à l’ensemble du gouvernement de poursuivre les échanges avec les secteurs touchés par la hausse des prix de l’énergie », dans l’optique de proposer « de nouvelles solutions ciblées si nécessaire ».

Alors que la gauche et plusieurs États européens réclament une taxe sur les superprofits du secteur pétrolier, la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie affirme que le sujet n’est pas clos : « Nul ne doit tirer parti de cette crise et aucun superprofit ne doit être généré, particulièrement en France ».

Face aux sénateurs lors des questions au gouvernement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a pris un engagement sans équivoque : « Tous les surplus de recettes fiscales prélevés sur les Français à la pompe seront intégralement consacrés aux dispositifs d’aide directe que nous mettons en œuvre ».

Sollicité par Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, au sujet du manque de mesures destinées à défendre le pouvoir d’achat des Français face à l’escalade des prix à la pompe, Sébastien Lecornu a mis la pression sur le groupe pétrolier : « TotalEnergies doit impérativement se prononcer, d’une façon ou d’une autre, sur un mécanisme de redistribution, et de préférence par la méthode la plus rapide et efficiente possible ».

De façon plus globale, le Premier ministre a indiqué être prêt à explorer d’autres pistes et à ajuster les dispositifs d’aide existants, tout en réfutant vigoureusement l’idée selon laquelle l’État profiterait de la situation.

Ce mercredi, TotalEnergies a réagi à l’interpellation du Premier ministre en affirmant que l’entreprise redistribuait déjà ses profits grâce au plafonnement des tarifs des carburants.

À lire aussiLes profits de TotalEnergies s’envolent avec le Moyen-Orient et relancent le débat sur la taxation



Source link

Vous pouvez aussi aimer

Laisser un commentaire