Le président de la République française a affirmé le jeudi 23 avril que les discussions programmées à Washington entre le Liban et Israël devraient rassembler « tous les pays de la région concernés » par la « sécurité » du pays du Cèdre, dans le but d’établir une « paix durable ». « Nous travaillons tous pour que la trêve soit prolongée », a déclaré Emmanuel Macron. Cette déclaration intervient alors que Beyrouth souhaite soumettre une demande de prolongation d’un mois de la trêve en place depuis le 17 avril.
« Le Liban subit actuellement d’intenses pressions et nous faisons tous le nécessaire pour garantir la prolongation du cessez-le-feu », a-t-il ajouté aux côtés de son homologue chypriote Nikos Christodoulides, à la veille d’un sommet européen informel à Nicosie.
Le chef de l’État a précisé que ces négociations doivent « être menées dans un cadre approprié, c’est-à-dire évidemment entre le Liban et Israël », mais tout en intégrant « l’ensemble des pays de la région qui jouent un rôle dans la sécurité et la stabilité durable du Liban ».
Liban : « Les pays de la région doivent être associés aux négociations »
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Il a ajouté : « Pour que nous puissions établir les bases d’une paix durable qui protège la souveraineté du Liban, son unité territoriale et apporte un désarmement durable du Hezbollah ».
Emmanuel Macron a également rappelé que la France était « disposée » à organiser une conférence pour soutenir les forces armées libanaises, dès que les autorités de Beyrouth le jugeront nécessaire.
Des négociations sans la France
Au milieu du mois d’avril, Yechiel Leiter, ambassadeur d’Israël aux États-Unis, a déclaré que la France n’avait pas sa place dans les négociations entre Israël et le Liban. L’Élysée avait alors répliqué que « nombreux seront heureux de pouvoir compter sur la France, y compris les Israéliens », en cas de besoin d’aide pour permettre aux autorités libanaises de « restaurer la sécurité et contrôler l’ensemble du territoire libanais ».
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Les dirigeants de l’Union européenne, réunis à Nicosie, auront vendredi un déjeuner de travail avec Joseph Aoun, président du Liban, Abdel Fattah al-Sissi pour l’Égypte, Ahmed al-Chareh représentant la Syrie, ainsi que le prince héritier jordanien Hussein ben Abdallah.
Source : AFP
