Politique française: la primaire de la gauche est-elle morte ?

par ludovic



Insatisfait de la ligne politique du Parti socialiste défendue par Olivier Faure, Boris Vallaud, président du groupe des députés socialistes, a décidé de quitter la direction du PS vendredi soir. À un an de la présidentielle, ce départ provoque une nouvelle crise profonde au sein du parti. Désormais, Olivier Faure, désormais en position minoritaire et isolée, reste le seul à soutenir une primaire ouverte à gauche.

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Ce qui devait illustrer la relance collective de la gauche apparaît désormais comme un projet laissé en suspens. Déjà fragilisé, ce plan vient de subir un revers supplémentaire à la suite du départ retentissant de Boris Vallaud de la direction socialiste. 

Les difficultés s’accumulent depuis plusieurs mois.

La France Insoumise et Place publique ont immédiatement décliné l’invitation à rejoindre ce processus. Le PCF s’est également retiré.

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Au sein même du PS, pourtant porteur du projet avec les Écologistes, la rivalité entre Olivier Faure et Boris Vallaud a rendu la participation du parti très incertaine.

Malgré cela, le Premier secrétaire du PS continue de défendre l’idée. « Ce que je souhaite, c’est rassembler toutes les forces de la gauche hors de l’orbite mélenchoniste pour présenter une candidature capable d’atteindre le second tour ; puis de réunir les Françaises et les Français pour l’emporter au final », insiste Olivier Faure. Mais Boris Vallaud, chef des députés PS, propose une autre voie : « J’ai une suggestion : il faut sans attendre organiser des rencontres de la nouvelle gauche plurielle… (…) avec pour objectif un contrat de législature, un programme partagé et un candidat unique ».

De son côté, François Hollande, l’ancien président, qui n’exclut pas de se présenter, se montre catégorique sur la question de la primaire. « Il n’y aura pas de primaire pour désigner un candidat commun avec la gauche, au-delà du PS. C’est terminé, c’est clos ! », tranche-t-il.

En l’absence d’accord entre les principales formations, la possibilité d’une candidature unique semble aujourd’hui très compromise. Sauf retournement spectaculaire, la gauche pourrait donc aborder l’élection présidentielle 2027 en ordre dispersé.

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