Qu’il s’agisse de rassembler des objets rares, de parcourir de longues distances pour assister à un concert, ou de consacrer chaque instant libre à une passion, certains loisirs deviennent rapidement de véritables obsessions. Julie en est un parfait exemple. À seulement 25 ans, cette Dijonnaise a déjà parcouru des milliers de kilomètres pour vivre pleinement sa passion : explorer les parcs d’attractions. Dès l’enfance, elle découvre cet univers en compagnie de ses parents, lors de journées passées à Disneyland Paris, au Parc Astérix ou à Nigloland. Plus tard, elle s’immerge dans les vidéos de passionnés sur YouTube, partageant leurs aventures dans ces lieux de divertissement, et réalise surtout qu’il existe à travers le globe une multitude de parcs plus impressionnants les uns que les autres.
Au fil de ses échanges avec d’autres passionnés, Julie se construit un réseau, se fait des amis et rencontre même son compagnon actuel. Ensemble, ils partent explorer de nombreux parcs en Europe et ailleurs dans le monde. Le choix de leurs destinations de vacances s’oriente systématiquement vers ces espaces de loisirs. « Je suis déjà allée jusqu’à Shanghai, en Chine, pour découvrir le Shanghaï Disneyland, mais aussi d’autres parcs voisins dotés de montagnes russes impressionnantes, qui restent encore peu connues du public français », explique-t-elle.
À 25 ans, Julie peut déjà se targuer d’avoir réalisé de nombreux voyages. L’an passé, elle s’est envolée pour le célèbre Disney World en Floride, aux États-Unis, explorant son immense complexe et ses quatre parcs thématiques, ainsi que le parc Universal Studios et ses attractions inspirées de la culture cinématographique et télévisuelle. Plus proche de chez elle, elle a également visité des parcs d’attractions européens comme Efteling, aux Pays-Bas. « Ce qui est passionnant, c’est qu’il n’y a pas uniquement les montagnes russes à tester. On découvre des atmosphères très variées d’un pays à l’autre. Au Danemark, par exemple, on trouve de grands espaces verts, des lacs, des activités pensées pour les familles et même des aires de barbecue… », observe-t-elle.
Julie a visité l’an dernier le parc Universal Studios, l’un des plus connus au monde, en Floride, aux États-Unis. Photo DR
Sa passion occupe une grande part de ses loisirs. « En cumulant, avec mon compagnon, nous y consacrons jusqu’à 90 jours par an », estime-t-elle. Ce hobby représente un investissement conséquent, car il faut prendre en compte les frais de déplacement, d’hébergement, en plus des billets d’entrée. « Au total, cela peut atteindre facilement 10 000 euros par an », confie-t-elle. Grâce aux abonnements annuels, compris entre 200 et 300 euros, Julie rentabilise vite ses visites régulières à Europa Park, le Parc Astérix ou Disneyland. Dans quelques semaines, elle s’envolera vers New York pour découvrir les fameuses attractions de Coney Island.
Sillonner les États-Unis
Christine, quant à elle, connaît parfaitement New York. À 70 ans, elle voue une véritable passion aux États-Unis, où elle a consacré la majorité de ses voyages à l’exploration du territoire américain. Cet engouement, elle le partage avec son mari, qu’elle rencontre en 1976. Ensemble, ils traversent pour la première fois l’Atlantique en 1982 pour découvrir New York, San Francisco et Santa Fe (Nouveau-Mexique). Bénéficiant de leur vie professionnelle et de leurs primes, ils mettent régulièrement de l’argent de côté pour partir tous les deux ans explorer le pays, et ce, pendant plus de vingt ans.
Avec plus d’une dizaine de voyages transatlantiques à leur actif, le couple a parcouru de nombreux États : « la Route 66, la Californie, l’Idaho, le Montana, le Wyoming, l’Oregon, l’État de Washington, la Pennsylvanie… », détaille Christine, originaire d’Alsace. La Pennsylvanie demeure sa région favorite, lieu où elle a découvert la communauté Amish, « un peuple capable de vivre sans électricité, sans téléphone, et sans soins hospitaliers ». « Cela m’a profondément marquée », confie-t-elle. La Floride reste le seul État qu’ils n’ont jamais exploré, le climat chaud ne correspondant pas à leurs envies.
Dans ses archives, Christine a retrouvé l’un de ses premiers livres sur la Route 66, qui a inspiré sa passion. Photo DR
Christine reconnaît que le mode de vie américain diffère du sien, avec ses villes immenses et sa cuisine riche en calories, mais elle garde surtout le souvenir d’un accueil chaleureux. « Les Américains font preuve d’une grande générosité et, de surcroît, ils apprécient beaucoup les Français. Ce que nous avons vécu avec mon mari, c’est une autre Amérique que celle de Trump, bien différente de l’image souvent véhiculée aujourd’hui », insiste-t-elle. Ce sont surtout les paysages grandioses et la diversité des territoires qui l’ont émerveillée. « Changer d’État, c’est comme changer de pays. Les Rocheuses, les parcs nationaux… chaque jour réserve son lot de découvertes », raconte-t-elle avec émotion. Avant le décès de son époux, Christine avait même envisagé de passer sa retraite sur le sol américain. Si elle doute de pouvoir refaire un tel voyage, elle conserve précieusement ses souvenirs et une passion qui a profondément marqué son existence.
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