Le mois de mai apporte son lot de nouveautés impactant le budget des Français : généralisation du repas universitaire à un euro, métiers autorisés à exercer le 1er-Mai, hausse des prestations sociales… Il marque aussi le lancement des premières échéances liées à la déclaration de revenus 2026. Les particuliers résidant dans les départements numérotés de 01 à 19 doivent remplir leur déclaration fiscale avant le 21 mai, ceux habitant du département 20 au 54 disposent d’un délai jusqu’au 28 mai. Les départements 55 à 976 bénéficient quant à eux d’un report jusqu’au 4 juin pour effectuer cette démarche.
Le 1er-Mai, les employés volontaires des boulangeries et des fleuristes indépendants auront la possibilité de travailler malgré le jour férié. Le Premier ministre Sébastien Lecornu l’a confirmé le 17 avril, précisant qu’un projet de loi serait présenté cette année afin d’encadrer le travail lors du 1er mai à partir de 2027. Traditionnellement, cette date est un jour de repos obligatoire et rémunéré. Le débat avait été ravivé l’an dernier à la suite de sanctions infligées à des boulangers ayant ouvert ce jour-là.
Un euro le repas pour tous les étudiants
Une mesure destinée à améliorer le budget des étudiants entre en vigueur ce mois-ci. Dès le 4 mai, l’ensemble des restaurants universitaires proposeront à tous les étudiants, sans critère de ressources, le repas à un euro. Ce tarif est désormais accessible à tous les inscrits dans l’enseignement supérieur, y compris les apprentis, alternants titulaires d’une carte d’étudiant des métiers, doctorants, et volontaires en service civique. Jusqu’à maintenant, seuls les étudiants bénéficiaires de bourses ou rencontrant des difficultés financières y avaient droit.
Augmentation de certaines prestations sociales
Le pouvoir d’achat gagne un peu de terrain avec la revalorisation des aides sociales et familiales. Depuis le 1er avril, plusieurs prestations ont été augmentées, ce qui sera visible lors de leur versement le 5 mai. Parmi les principaux dispositifs concernés figurent l’allocation aux adultes handicapés et les allocations familiales, revalorisées de 0,8 %. Cette revalorisation est automatique, aucune démarche n’est requise pour en bénéficier.
En revanche, l’augmentation du montant du RSA et de la prime d’activité ne sera effective qu’à partir de l’été. Les aides au logement ne font pas partie de cette revalorisation et restent inchangées pour l’instant.
Augmentation du tarif de référence du gaz
Après une baisse modérée en avril, le tarif de référence du gaz repart à la hausse en mai. Dès le 1er mai, le prix repère de vente du gaz s’élève en moyenne de 15,4 %, représentant un surcoût de 6,19 euros par mois. Cette évolution s’explique principalement par le contexte de conflit au Moyen-Orient. Cette hausse concerne uniquement les ménages ayant des contrats indexés sur ce prix repère. Les clients ayant opté pour un tarif fixe ne seront pas affectés par cette modification.
Actualisation du barème du prélèvement à la source
Le barème du prélèvement à la source évolue en mai : les seuils des taux dits « par défaut » ou taux neutre sont revalorisés de 0,9 %. Cette modification concerne une minorité de contribuables, la plupart étant soumis à un taux personnalisé. Le taux neutre s’applique principalement aux nouveaux actifs, à ceux qui changent d’employeur sans avoir transmis leur taux, ou encore aux salariés souhaitant préserver la confidentialité de leur taux auprès de leur employeur.
Téléphone au volant : suspension du permis dans quatre départements
L’expérimentation se poursuit et s’élargit : à compter du 1er mai, utiliser son téléphone au volant entraînera une suspension immédiate du permis dans, désormais, quatre départements au lieu de trois. Après les Landes, le Lot-et-Garonne et le Pas-de-Calais, les automobilistes interceptés en train d’utiliser leur smartphone sur les routes de Charente-Maritime risqueront également une suspension immédiate de leur permis de conduire.
