Par
Reuters
Traduit par
Anne SCHILLING
Publié le
8 juillet 2026
Le sélectionneur de l’équipe nationale américaine, Mauricio Pochettino, n’est pas parvenu à conduire l’un des pays coorganisateurs de la Coupe du monde jusqu’aux quarts de finale. Mais sa tenue emblématique au bord du terrain – une élégante chemise bleue Boss – a, elle, volé la vedette, offrant à la marque allemande, en difficulté, un coup de projecteur bienvenu.
Mauricio Pochettino, connu pour considérer ses tenues comme des porte-bonheur, a porté à chaque match du tournoi cette chemise Boss en laine vierge ultralégère à 499 dollars, soit environ 438 euros, ainsi qu’un pantalon assorti, ce qui n’a pas manqué d’attirer l’attention des supporters.
« On dirait Russell Crowe dans le rôle d’un entraîneur de football », a déclaré un utilisateur d’Instagram à propos de l’Argentin de 54 ans, qui dirige la sélection américaine depuis 2024.
La tenue de Mauricio Pochettino n’a toutefois pas suffi à éviter la défaite 4-1 concédée lundi à Seattle face à la Belgique, mettant fin à la fois à sa série porte-bonheur et aux rêves de Coupe du monde des États-Unis.
Son style est néanmoins devenu viral sur les réseaux sociaux, poussant les acheteurs à se mettre en quête de la même tenue. Ce modèle de chemise s’est rapidement retrouvé en rupture de stock en ligne, a indiqué Hugo Boss dans un communiqué envoyé par courriel à Reuters.
« Nous pouvons confirmer que cette chemise a suscité un vif intérêt de la part de la clientèle », précise encore le communiqué. « La disponibilité demeure actuellement très limitée. La mention dans la presse a encore accru la notoriété de la marque et a eu un impact positif sur son image, en particulier aux États-Unis. »
Un employé d’une boutique Boss du quartier de SoHo, à Manhattan, a indiqué à Reuters que la chemise bleue à col boutonné portée par le sélectionneur américain était toujours en stock, mais qu’elle se vendait mieux depuis le début de la Coupe du monde.
Ce coup de projecteur inattendu est bienvenu pour Hugo Boss, dont l’action vaut toujours environ deux fois moins qu’il y a trois ans, malgré l’offre de rachat de 2 milliards d’euros formulée en juin par son principal actionnaire, Frasers Group.
Mais, à l’image du parcours de la sélection américaine à la Coupe du monde, l’engouement pour la marque Boss pourrait s’essouffler rapidement.
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