TotalEnergies : les bénéfices bondissent avec la guerre en Iran

par ludovic


Qu’elles soient portées par des ONG ou des partis politiques, notamment à gauche, les accusations visant TotalEnergies de jouer le rôle de « profiteur de guerre » ne manqueront pas de ressurgir. En effet, la crise qui secoue le Moyen-Orient et la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz depuis le 28 février ont déjà largement dopé les performances du groupe au cours du premier trimestre 2026.

Après avoir misé sur la volatilité des prix du pétrole brut, la major pétrolière française a terminé ces trois premiers mois avec un bénéfice net s’élevant à 5,8 milliards de dollars (soit 4,96 milliards d’euros selon le taux de change actuel). Il s’agit d’une progression de 51 % par rapport au premier trimestre de 2025, qui affichait environ 3,9 milliards de dollars. Si l’on projette ces résultats sur l’ensemble de l’année, ces profits exceptionnels s’alignent avec ceux, déjà remarquables, de 2022 (20,5 milliards de dollars) et 2023 (21,4 milliards de dollars), années boostées par l’offensive russe contre l’Ukraine.

Bien que l’affrontement entre l’Iran et la coalition américano-israélienne ait entraîné pour TotalEnergies des baisses de production de pétrole et de gaz au Moyen-Orient, « de l’ordre de 100 000 barils équivalents pétrole par jour en moyenne » sur le premier trimestre 2026, selon le PDG Patrick Pouyanné dans un communiqué, ces pertes ont été contrebalancées par la mise en route, la montée en puissance ou la relance de projets ailleurs, notamment au Brésil et en Libye. Ces dynamiques ont permis à la compagnie de maintenir son niveau de production de pétrole et de gaz à 2,5 millions de barils équivalents pétrole.

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