Emmanuel Macron estime que « rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban »

par ludovic



Le président de la République française s’est entretenu par téléphone avec le président égyptien, le prince héritier d’Arabie Saoudite et le sultan d’Oman ce dimanche. À la suite de cet appel, il a déclaré sur X que rien ne « justifie l’escalade majeure au Sud Liban », alors que l’armée israélienne a étendu ses opérations dans le pays.

Le président français Emmanuel Macron a estimé, ce dimanche 31 mai, que « rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban« , et a jugé « urgent que les armes se taisent, toutes et pour de bon », a-t-il indiqué dans un message sur X après s’être entretenu avec plusieurs leaders régionaux.

Emmanuel Macron a par ailleurs déclaré qu' »il est essentiel qu’un accord entre les États-Unis et l’Iran aboutisse rapidement », après des appels téléphoniques avec le prince héritier d’Arabie Saoudite Mohammed Ben Salmane, le sultan d’Oman Haïtham ben Tariq, le président émirien Mohammed Ben Zayed et le président égyptien Abdel Fattah Al Sissi.

À la demande de la France, le conseil de sécurité de l’ONU tiendra lundi après-midi une réunion d’urgence demandée par la France après que l’armée israélienne, qui étend ses opérations au Liban, s’est emparée de l’emblématique forteresse médiévale de Beaufort au sud du pays.

La priorité est « la conclusion d’un cessez-le-feu »

« La France poursuivra son soutien aux autorités libanaises dans leurs efforts pour rétablir la souveraineté de l’État et l’intégrité territoriale du pays », a ajouté le chef de l’État français.

Plus largement, il a insisté sur la « priorité » qui « doit aller à la conclusion d’un cessez-le-feu » entre les États-Unis et l’Iran « et à la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, sans aucune condition et en conformité avec le droit international ».

« Les discussions devront ensuite se poursuivre pour aboutir à un accord complet et robuste sur les autres sujets, en particulier sur le programme nucléaire et balistique, et la stabilité régionale », a-t-il poursuivi.

« La France se tient prête à y prendre toute sa part », a-t-il ajouté, « en aidant à la reprise du trafic maritime avec la mission multinationale indépendante mise sur pied avec le Royaume-Uni », a-t-il notamment souligné.



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