Le 19 mai, Emmanuel Macron a chargé le gouvernement d’ouvrir une concertation sur la mise en place de la consigne des bouteilles, dans l’objectif de limiter la consommation de plastique en France, une initiative vivement contestée par les collectivités locales.
« Je pense qu’il est temps d’agir. La consigne pourrait figurer parmi les mesures à envisager. Je demande au gouvernement, sous la direction du premier ministre, de lancer des discussions pour définir des mesures concrètes afin d’atteindre notre objectif de recyclage d’ici 2030 », a déclaré le président de la République lors d’un conseil de planification écologique à Paris.
Emmanuel Macron avait déjà évoqué l’idée d’introduire une consigne sur les bouteilles en plastique et canettes d’aluminium l’année précédente, mais cette mesure n’avait finalement pas été retenue dans le plan anti-pollution plastique présenté lors du sommet de l’ONU sur les océans à Nice. « Je rappelle qu’actuellement, nous payons 1,5 milliard d’euros parce que nous ne respectons pas les normes européennes en matière de consigne. Donc, si un ministère dispose de 1,5 milliard d’euros excédentaires, qu’il se manifeste immédiatement », a poursuivi le chef de l’État mardi.
Manne financière
Dès lundi, les représentants des élus ont exprimé leur désaccord avec toute initiative visant à instaurer la consigne, qui les priverait d’importants revenus issus de la revente du plastique récolté dans les centres de tri.
« Les associations nationales d’élus réaffirment leur opposition totale et leur détermination contre cette “fausse consigne” sur les bouteilles en plastique et tiennent à souligner l’absurdité tant écologique que financière de cette proposition », ont souligné dans un communiqué commun mardi l’Association des maires de France, France urbaine et Intercommunalités de France.
L’Élysée a précisé à l’Agence France-Presse que l’objectif principal de la consigne serait de renforcer le recyclage et la réutilisation des matériaux.
Le président a également insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts en faveur de l’écoconception et du réemploi, notamment pour le plastique, en soutenant les collectivités engagées afin de remplir les exigences européennes.
