Selon les révélations de BFMTV, Sébastien Lecornu, Premier ministre, a partagé un déjeuner ce vendredi avec le militant Amine Kessaci à Marseille.
D’après nos sources, le chef du gouvernement Sébastien Lecornu a accueilli Amine Kessaci ce vendredi 24 avril dans la cour de la préfecture de Marseille pour un entretien en tête à tête.
Le militant, figure de la lutte contre le trafic de drogue, est arrivé accompagné d’une protection policière renforcée, afin de rencontrer le Premier ministre durant un déjeuner. Pour des questions de sécurité, cette entrevue n’avait pas été rendue publique à l’avance.
Depuis août 2025, Amine Kessaci vit sous protection policière, et ses déplacements sont devenus encore plus restreints après l’assassinat de son jeune frère Mehdi, tué à Marseille en plein jour le 13 novembre 2025.
Les enquêteurs considèrent ce meurtre comme un message d’intimidation ciblant le militant antinarcotrafic. À 22 ans, Amine Kessaci avait déjà perdu son demi-frère, Brahim, assassiné en 2020 près de Marseille. Ce drame initial a marqué le début de son engagement contre le trafic de stupéfiants, notamment via la création d’une association d’aide aux familles de victimes.
En février dernier, lors d’un entretien accordé au Figaro, Amine Kessaci décrivait un quotidien bouleversé : « Je ne peux plus faire mes courses. Je ne sais plus ce qu’est la terrasse d’un café, tout ça parce que j’ai mené un combat. » Même s’il estime aujourd’hui que sa « vie ne tient qu’à un fil », il refuse de renoncer à son engagement contre le narcotrafic.
Nommé 4e adjoint au maire de Marseille
Récemment nommé au sein du conseil municipal de Marseille en tant que quatrième adjoint chargé de la jeunesse, de la citoyenneté et de l’engagement, le militant s’est engagé à exercer ses fonctions « jusqu’au bout », malgré les exigences liées à sa sécurité.
Bien que la lutte contre le narcotrafic soit principalement du ressort de l’État, Amine Kessaci estime que la municipalité a aussi un rôle à jouer. Son principal engagement demeure l’accompagnement des familles touchées, avec en priorité la relocalisation des mères ayant perdu un enfant à cause des trafics.
En mars, lors d’un échange avec Radio France, le militant avait également suggéré d’implanter une antenne de police municipale dans chaque arrondissement, de doubler les effectifs d’ici 2032, ainsi que de recourir au « dépaysement » : un dispositif permettant à un jeune Marseillais sorti de la drogue d’être soutenu par le maire d’une autre commune pour reconstruire sa vie loin de Marseille.
